Les Masseurs-Kinésithérapeutes appartiennent au corps professionnel des Rééducateurs et possèdent un très large éventail de compétences. La France, la Belgique, le Luxembourg et le Chili sont les quatre pays dans lesquels on emploie le terme de kinésithérapie pour désigner un ensemble d’agents physiques. Le masseur-kinésithérapeute ou physiothérapeute utilise le mouvement ou au contraire empêche le mouvement par la pose d’une contention (kinêsis signifie le « mouvement » en grec). L’acte le plus connu du public est le massage, c’est-à-dire la sollicitation des tissus (muscles, tendons, tissus sous-cutanés…) du patient par les mains du kinésithérapeute, mais il ne s’agit là que d’une petite partie de sa profession. Certains kinésithérapeutes font de la prévention, en travaillant sur l’ergonomie des postes de travail (prévention des maladies professionnelles), et en formant les personnels manipulant des charges importantes et les sportifs.

Une des caractéristiques de la formation en masso-kinésithérapie est une très bonne connaissance de l’anatomie et de la physiologie humaine.

Les soins les plus connus sont la kinésithérapie respiratoire des nourrissons atteints de bronchiolite (pour aider à l’expulsion des mucosités),  la réalisation d’une contention élastique souple (strapping,soutien du bras, bandage coude au corps) ou rigide (corset pour immobilisation du rachis),etc…..

De manière plus complète, les activités du masseur-kinésithérapeute comprennent :

– massages, notamment le drainage lymphatique manuel ;
– postures et actes de mobilisation articulaire
– mobilisation manuelle de toutes articulations, à l’exclusion des manœuvres de force.
– renforcement musculaire (sportif ou post-traumatique)
– étirements musculo-tendineux ;
– mécanothérapie ;
– réalisation et application de contentions souples, adhésives ou non, d’appareils temporaires de rééducation et d’appareils de postures ;
– rééducation sensori-motrice ( s’adresse plus particulièrement aux troubles neurologiques)
– rééducation des troubles de l’Equilibre.(rééducation neuro-vestibulaire)
– rééducation des fonctions périnéales.(urologiques et ano rectales)
– relaxation neuromusculaire;
– électrothérapie :


¤ applications de courants électriques : courant continu (ou galvanique), galvanisation, diélectrolyse médicamenteuse, et courant d’électrostimulation antalgique et excito-moteur ;
¤ utilisation des ondes mécaniques (infrasons, vibrations sonores, ultrasons) ;
¤ utilisation des ondes électromagnétiques (ondes courtes, ondes centrimétriques, infrarouges, ultraviolets) ;

Autres techniques de physiothérapie :

– thermothérapie et cryothérapie, à l’exclusion de tout procédé pouvant aboutir à une lésion des téguments ;
– kinébalnéothérapie et hydrothérapie ;
– pressothérapie.

A condition qu’un médecin puisse intervenir à tout moment, il peut :
– pratiquer des élongations vertébrales par tractions mécaniques (mise en œuvre manuelle ou électrique) ;
– faire pratiquer de la rééducation cardio-vasculaire de sujets atteints d’infarctus du myocarde récent et à procéder à l’enregistrement d’électrocardiogrammes au cours des séances de rééducation cardiovasculaire;
– faire pratiquer de la rééducation respiratoire et/ou faire des aspirations trachéales chez un malade trachéotomisé ou intubé ;

Le MK. réalise toujours un ou des bilans pour établir un diagnostic kinésithérapique et adapter ses techniques aux besoins du patient.